Les pigeons tarbais trop prolifiques

lls sont des milliers sur la ville et si certains habitants les apprécient, d’autres ne les supportent pas. La municipalité envisage d’en maintenir «une colonie contrôlée» en installant des nichoirs dans lesquels les oeufs pondus seront avortés, sans toucher aux volatiles. C’est une méthode de limitation naturelle mais sans cruauté, utilisée à Paris.

Ces pigeonniers ont pour but de maîtriser la population en la fixant durablement grâce au nourrissage exclusivement réalisé à l’intérieur. La régulation du nombre d’individus se fait en préservant la première couvée de chaque couple.

Les pontes suivantes sont secouées fortement pour stopper leur développement, et laissées en place quelques temps pour éviter que les oiseaux ne pondent à nouveau. Ils permettent également de contrôler l’état sanitaire des oiseaux et contribuent à une meilleure propreté de la ville.

Graines et eau sont placées dans des réservoirs concentrant ainsi les fientes à l’endroit où se nourrissent et nichent les pigeons. Elles peuvent ainsi être ramassées et éliminées.

Les abords du pigeonnier sont également nettoyés. Les personnes souhaitant nourrir les pigeons peuvent participer en apportant de la nourriture au responsable du site. 

Le mercredi 27 février 2013 a été inauguré le premier pigeonnier contraceptif  "Colomèr de l'Ador" situé Pont de la Marne.

Vivant entre 6 et 10 ans, la surpopulation de ses volatiles s'explique par le rythme important de ponte ; un couple produit environ 6 à 7 nichées de deux pigeonneaux par an. Habitués à se nicher dans les cavités, les rebords de toitures et souvent porteurs de maladies, ils prolifèrent et entraînent de nombreuses dégradations et salissures. Plutôt que de procéder à une extermination en masse, la Mairie a préféré se doter d'un pigeonnier, tel qu'il était utilisé aux temps jadis, afin de contrôler les naissances des prochaines années. 

La mise en place de ce premier pigeonnier, à proximité du Pont de la Marne permet non seulement de regrouper en un seul lieu géographique les différentes colonies du quartier et ainsi limiter la superficie des dégâts, mais surtout de réguler et diminuer la population grâce à la stérilisation manuelle d'une partie des oeufs, tout en surveillant l'état sanitaire des oiseaux.

Aménagé de 75 alvéoles de nidification réparties sur les parois intérieures et dotées de nids en cartons jetables avec réservoirs de nourriture et d'eau, ce pigeonnier peut accueillir jusqu'à 150 pigeons. Tous les 10 jours, un agent se charge d'entretenir et de nettoyer le lieu, de nourrir les animaux, au besoin de les soigner, et de procéder à la stérilisation d'une partie des oeufs par simple secousse de ceux-ci.

Pour son inauguration, 22 couples y ont été installés et y sont restés durant 6 semaines, sous le regard attentif des soigneurs. Le Maire Gérard Trémège se félicite de cet aménagement, qui apporte une solution écologique et "plus humaine" à un problème de prolifération auquel toutes les communes sont confrontées. 

Un deuxième pigeonnier a été installé au Parc de la Sellerie dans le quartier de l’Ormeau. 75 couples de pigeons sont attendus dans cette construction régulièrement nettoyée où ils sont nourris, surveillés et leur reproduction contrôlée.

Le 10 juin 2016, un troisième pigeonnier a été installé au Jardin Massey. Aménagé en alvéoles de nidification réparties sur les parois intérieures, le pigeonnier du Jardin Massey accueille actuellement 30 couples de pigeons.