Les abeilles

Des ruches à Tarbes

Installer des ruches en milieu urbain, une idée qui peut paraître pour le moins étrange. Et pourtant, ce sont bien les apiculteurs qui les premiers en ont fait la demande à Gérard Trémège, Maire de Tarbes, avec des arguments plutôt convaincants.

En effet, ces dernières années, suite aux efforts déployés en matière de protection de l’environnement et notre grand prix national du fleurissement, le milieu urbain tarbais est devenu un havre naturel très favorable aux abeilles.

Biodiversité supérieure en ville qu’à la campagne, peu de produits phytosanitaires et d’insecticides, lutte contre le frelon asiatique, vols de ruches plus compliqués… autant d’éléments qui séduisent les apiculteurs.

Et c’est donc en accord avec les textes des services vétérinaires que depuis le mois de mai 2010, des ruches ont été disposées dans la verdure du Parc Chastellain. Ce qui correspond de fait à l’obtention d’un véritable label écologique, puisque les abeilles appelées également «sentinelles environnementales» sont les garantes d’un milieu urbain d’excellente qualité. 

Depuis le mois de mai 2015, c'est au coeur du Jardin Massey, sur le toit du musée, que les ruches ont été installées afin de permettre aux abeilles de vivre en toute tranquilité.

Chacune des ruches abrite environ 30 000 abeilles qui vont pouvoir profiter directement de la floraison des tilleuls du Jardin Massey, des différents parcs de la ville, des allées Leclerc et aussi de diverses essences venant de bien plus loin encore. Et oui, une abeille peut aller butiner jusqu’à 1,5 kilomètres de sa ruche !

Ce sont au total environ 60 kilogrammes de « miel de Tarbes » qui sont récoltés chaque année et distribués aux enfants des écoles sensibilisés à cette action : son objectif est de leur faire découvrir le travail des abeilles, l’intérêt de leur présence et bien sûr le produit lui-même. Ils apprennent ainsi que l’abeille domestique ou «apis mellifera» est aussi un pollinisateur qui participe à la reproduction des plantes, qu’une abeille peut visiter 250 fleurs en 1 heure et que pour faire un 1 kilo de miel il faut 5 à 6 millions de fleurs.

Cette opération est mise en place par le service Développement Durable de la Ville en partenariat avec Jean-Luc Parinet, président du Syndicat départemental des apiculteurs.

La surveillance de ces ruches est essentielle et la présence éventuelle du frelon asiatique entraînerait aussitôt la mise en place de pièges sous forme d’appâts : suite à des essais, il semblerait que les «bouillettes» parfumées à base de protéines de poissons et de mûres soient très appréciés par les frelons et que les messages olfactifs et gustatifs qu’elles envoient les détourneraient des abeilles. 

En mars 2015, une réunion d'information a été organisée à l'Hôtel de Ville concernant l'opération de lutte contre les frelons asiatiques : les Tarbais ont été appelés à installer des pièges à frelons dans leur jardin durant 1 à 2 mois au cours desquels ils ont effectué des relevés hebdomadaires. Au terme de cette opération, l'Observatoire du Frelon Asiatique a récupéré les fiches de relevés ainsi que les pièges pour établir un bilan et ainsi peut être trouver une solution à la prolifération du frelon asiatique.

Hôtel à insectes

En plus de la pose de pièges à phéromones contre les limaces et les frelons asiatiques, un hôtel à insectes a été mis en place dans le Jardin Massey. 

Il favorise l'utilisation d'insectes "auxiliaires" en hébergeant ces précieux alliés de la lutte contre les puçerons et autres espèces nuisibles.