L'Arsenal

L'Arsenal, une industrie d'armement inscrite dans la mémoire

Crédit photo : Daniel Mur

Fondé en 1870 par Jean-Baptiste Auguste Verchère de Reffye après la défaite française, l'Arsenal avait pour activité la fabrication des canons à balles. Il sera appelé successivement ATS (Ateliers de Tarbes), GIAT puis GIAT Industries.

En 1971, l'atelier est intégré au Groupement Industriel de l'Armée de Terre (GIAT). Il s'organisait autour de 7 centres industriels en France et de 2 divisions clients : une pour les systèmes blindés et l'autre pour les systèmes d'armes et de munitions. La chaîne de production de la tourelle du char Leclerc était exclusivement fabriquée à Tarbes.

Ce centre a vu les premières études sur une machine à commandes numériques, il a permis de concevoir des moteurs pour les fusées, des usinages de grandes dimensions, de monter et intégrer des tourelles lourdes. Il était alors, à cette époque, composé de 3 unités de productions mécaniques et 1 unité pyrotechnique. Les forges, quant à elles, regroupaient les activités civiles.

En 1989, le Ministre de la Défense annonce un projet de loi transformant le GIAT en entreprise nationale. Celle-ci sera promulguée en décembre (loi 89-924 du 23 décembre 1989). Le GIAT devient alors GIAT Industries et ne dépend plus de l'Etat français. S'entame alors un changement de statut et le GIAT Industries doit faire face au fil des années à de lourdes pertes économiques.

Une succession de plans sociaux ayant pour but la diminution des effectifs s'enchaînent à partir de 1987. On ne dénombre plus que 850 salariés en 2002 sur le site du GIAT Industries. Le sixième plan de 2003 intitulé "GIAT 2006' sera fatal et mettra un terme à la situation difficile de l'entreprise.

En avril 2003, le Maire Gérard Trémège réunit les élus et les salariés de la société lors d’un conseil municipal extraordinaire. Malgré le rejet du plan de restructuration proposé par GIAT Industrie, des mois de lutte acharnée et la constitution par le Maire de Tarbes du « Comité National des Elus pour la Défense du GIAT », le plan Vigneron arrive à son terme en 2004 et la société GIAT Industrie devient la société Nexter en décembre 2006 avec aujourd’hui 3000 salariés au niveau national.

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