Hygiène canine

 

En 2003, la Mairie a lancé une réflexion pour mieux prendre en compte la place de l’animal de compagnie à Tarbes. En 2004, elle demandait à l’AFIRAC (Association Française d’Intégration et de Recherche sur l’Animal de Compagnie) d’effectuer un audit des actions engagées déjà depuis plusieurs années par la collectivité, visant notamment à réduire les souillures dues aux déjections canines et de faire des propositions permettant de donner plus d’efficacité municipale, avec une approche plus globale pour une meilleure intégration de l’animal en ville. L’un des objectifs a été de rechercher une pérennisation de nouveaux comportements des possesseurs de chiens dans le sens d’un plus grand respect de l’espace public.

L’audit a permis d’évaluer les orientations qui ont été engagées par la mairie. A partir de ces éléments l’AFIRAC a proposé des axes de développement, accompagnés d’un programme d’actions complémentaires à celles que la mairie avait mis en oeuvre. Aujourd’hui le programme global est maintenant réalisé avec une série d’actions déclinées annuellement.

Le dispositif couvre 7 axes d’interventions à différents niveaux, avec une hiérarchisation du statut de l’espace public :

  • Statut type : la tenue en laisse
  • Autres statuts : espaces de liberté (aires d’ébats) ou espaces interdits (aires de jeux d’enfants, sites fragiles…)
  • La requalification des équipements existants dont la principale mesure a été de porter de 10 m² à 35 m² la taille des canisites
  • Réhabilitation des canisites (nombre d’équipements existants : 23)
  • La création de nouveaux équipements : 7 canisites
  • L’acquisition de deux canisites mobiles (4x2) pour les installations provisoires (quelques mois) pour valider des emplacements avant réalisation des canisites
  • La redynamisation du ramassage individuel : distribution de canipinces et mise en place de distributeurs de poches au nombre de 50 à ce jour.

Des actions sont menées afin de poursuivre le travail déjà effectué et permettre un meilleur dialogue avec les possesseurs de chiens : 

  • mise en place d’un groupe en interne élargi aux professionnels et relais locaux : vétérinaires, clubs canins, SPA, toiletteurs
  • médiation auprès des possesseurs de chiens
  • installation d’une signalétique pour identifier les canisites, les distributeurs,
  • information des riverains,
  • campagne d’affichage
  • des conférences débat avec comme intervenants des vétérinaires comportementalistes
  • des démonstrations d’obéissance, agility, cours d’éducation, test d’aptitude à l’éducation sociale
  • des compétitions de « canicross » et de « canirando »

En conclusion, le bilan d’application du programme global montre des résultats positifs avec, une plus grande efficacité des canisites, une lisibilité du programme par la population, un accueil favorable des propriétaires de chiens, en particulier lors des animations mêlant la population aux partenaires (vétérinaires, presse, clubs, étudiants…)

L’objectif de la modification pérenne des comportements des possesseurs de chien se poursuit. Cette politique de l’animal en ville valorise les possesseurs à bon comportement, elle vise à convaincre en se donnant le temps d’y arriver.

Halte aux incivilités !!

 

Sensibilisation, prévention, verbalisation.

Des actions sont menées afin de poursuivre le travail déjà effectué et permettre un meilleur dialogue avec les possesseurs de chiens, mais après le temps de la sensibilisation et de la prévention, la verbalisation semble désormais inévitable avec une amende de 68 euros. A ce titre, une campagne de sensibilisation sur le ramassage des déjections canines est mise en place pour inciter les maîtres à être responsable de leur chien.