Historique du Développement Durable

 

1971 : Création en France du Ministère de la protection de la nature et de l’environnement (attribué à Robert Poujade).

1972 : Le « Club de Rome » composé de scientifiques, chercheurs, penseurs, économistes, sort le rapport Meadows ou « The limits to growth » (traduit en Français sous le titre : « Halte à la croissance ?»).

1972 : Conférence mondiale des Nations Unies sur l’environnement humain à Stockholm.

1973 : 1er Choc pétrolier (embargo, sur les livraisons de pétrole, contre les Etats qui soutiennent Israël).

1976 : Catastrophe de Seveso (qui a donné son nom depuis à tous les sites de production classés à risques en Europe : 1 249 rien qu’en France).

La catastrophe de Seveso s´est produite le 10 juillet 1976. Un nuage contenant de la dioxine s'échappe d'un réacteur de l'usine chimique Icmesa, située dans la commune de Meda, et se répand sur la plaine lombarde en Italie. Quatre communes, dont Seveso, sont touchées.
Le bilan exact sera connu sept ans plus tard, au moment de l'ouverture du procès des responsables des différentes sociétés incriminées. 193 personnes, soit 0,6 % des habitants de la zone concernée, ont été atteintes de chloracné, essentiellement des enfants. Aucune personne n'est décédée, un petit nombre seulement a gardé des séquelles. La moyenne des cancers et des malformations fœtales n'a pas augmenté de manière significative. La seule victime indirecte fut le directeur de l'usine qui a été assassiné par les Brigades rouges.
En revanche, sur le plan écologique, les effets de la catastrophe sont tangibles : outre les 3 300 animaux domestiques morts intoxiqués, il faut abattre près de 70 000 têtes de bétail. Par ailleurs, les sols agricoles et les maisons nécessiteront de lourds travaux de décontamination.

1980 : l'Union internationale pour la conservation de la nature publie un rapport intitulé « La stratégie mondiale pour la conservation » où apparaît pour la première fois la notion de « développement durable », traduite de l'anglais « sustainable development ».

1984 : Catastrophe de Bhopal : 42 tonnes de pesticides déversés dans l’atmosphère (500 000 victimes dont 20 000 décès).

1986 : catastrophe de Tchernobyl

La catastrophe de Tchernobyl est un grave accident nucléaire qui s'est produit le 26 avril 1986 dans la centrale Lénine, située en Ukraine, qui faisait partie à l'époque de l'URSS. Cet accident a été provoqué par l'augmentation incontrôlée de la puissance du réacteur n°4 conduisant à la fusion du cœur. Cela a entraîné une explosion et la libération d'importantes quantités d’éléments radioactifs dans l’atmosphère provoquant de nombreux décès et maladies, survenus immédiatement ou à long terme du fait des irradiations ou contaminations. Il s'agit du premier accident classé au niveau 7 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) (le deuxième étant la catastrophe de Fukushima du 11 mars 2011), et est considéré comme le plus grave accident nucléaire répertorié jusqu'à présent. (7 millions de victimes officieusement)

1987 : « Rapport Brundtland » : une définition du développement durable est proposée par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement.

1990 : Le premier rapport du Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) commence à alerter la communauté internationale sur les risques du réchauffement climatique dus à la concentration dans l'atmosphère de gaz à effet de serre.

1992 : Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUED, ou Sommet de la Planète Terre) à Rio de Janeiro.

Consécration du terme « développement durable », le concept commence à être largement médiatisé devant le grand public. Adoption de la convention de Rio et naissance de l'Agenda 21 (programme d’actions pour sauver le XXIème siècle). La définition Brundtland, axée prioritairement sur la préservation de l'environnement et la consommation prudente des ressources naturelles non renouvelables, sera modifiée par la définition des « trois piliers » qui doivent être conciliés dans une perspective de développement durable : le progrès économique, la justice sociale, et la préservation de l'environnement. 

1994 : Publication de la charte d'Aalborg sur les villes durables, au niveau européen.

1997 : Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, à Kyōto.

Le protocole de Kyoto est un traité international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis 1995. Signé le 11 décembre 1997 lors de la 3e conférence annuelle de la Convention (COP 3) à Kyoto, au Japon, il est entré en vigueur le 16 février 2005 et a été ratifié par 168 pays en 2010. Ce protocole vise à réduire, entre 2008 et 2012, de 5,2 % par rapport au niveau de 1990 les émissions de 6 gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d'azote et trois substituts des chlorofluorocarbones.

2002 : Sommet de la terre à Johannesburg (conférence sur le développement durable). Plus de cent chefs d'État, plusieurs dizaines de milliers de représentants gouvernementaux et d'ONG ratifient un traité prenant position sur la conservation des ressources naturelles et de la biodiversité.

2009 : Conférence de Copenhague de 2009 sur le climat
Quinzième édition du sommet annuel des représentants des pays ayant ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, la COP 15 a abouti au « premier accord réellement mondial » (selon le secrétaire général de l'ONU) visant à réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre en 2050 par rapport à celles de 1990, pour ne pas dépasser une augmentation moyenne de 2 °C en 2100 par rapport à l'ère pré-industrielle de 1850 (et non pas à 1,5 °C comme le souhaitaient vivement les représentants des pays insulaires (AOSIS), le G77, la Chine et l'Alliance bolivarienne pour les Amériques).

2010 : Conférence de Cancún de 2010 sur le climat

Cette 16e conférence a eu lieu peu après la Conférence mondiale sur la biodiversité de Nagoya (2010) où les relations et enjeux liant climat et biodiversité ont été rappelés. Elle devait prolonger et compléter l'accord de Copenhague de 2009 (non contraignant), construit pour préparer les suites du Protocole de Kyoto. Cette conférence était présidée par Patricia Espinosa (ministre mexicaine des affaires étrangères), qui a réussi à faire en sorte que les conférenciers adoptent un texte de consensus, fixant aux nations et au monde de nouvelles obligations (y compris pour les pays en développement).

2012 (20 au 22 juin) : 20 ans après le Sommet de la Terre à Rio en 1992, les Nations Unies ont organisé un nouveau Sommet de la Terre à Rio de Janeiro appelé Rio+20.
A la veille de la conférence, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), dans son rapport "Geo-5" a établi un état des lieux alarmant sur 90 objectifs internationalement reconnus et retenus en 1992.
Seuls 4 objectifs ont enregistré "des progrès significatifs" :

  • disparition des molécules portant atteinte à la couche d’ozone (les CFC notamment),
  • élimination du plomb dans les carburants,
  • amélioration de l’accès des populations à une eau potable (bien qu’une importante marge de progression subsiste),
  • et promotion de la recherche en matière de lutte contre la pollution marine.

40 objectifs ont enregistré des progrès.
24 objectifs n’ont pas connu de progrès ou très peu.
8 objectifs ont enregistré une dégradation (qualité des eaux souterraines, protection des récifs coralliens, etc.).
Les 14 objectifs restants n’ont pu faire l’objet d’une évaluation, faute de données disponibles.
De ce constat, le PNUE conclut que, 20 ans après le Sommet de la Terre tenu à Rio en 1992, la planète doit réorienter d’urgence son développement.

Rio+ 20 : la déclaration finale :

A l’issue du Sommet, les représentants des 193 pays réunis ont adopté une déclaration finale intitulée "L’avenir que nous voulons". Elle s’organise autour des 3 thèmes mis en avant lors des travaux préparatoires de Rio+20 :
La réalisation d’une économie verte.
La formulation d’objectifs de développement durable
Le renforcement de la gouvernance environnementale internationale

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Du 11 au 22 novembre 2013 : La Conférence de Varsovie sur le changement climatique.

La majorité des décisions adoptées laissent espérer que les pays du monde signeront enfin l’accord universel sur la réduction du changement climatique en 2015 à Paris.
La conférence a adopté un certain nombre d’autres décisions concrètes : par exemple, il a été décidé de créer un mécanisme international qui permettrait aux groupes de populations les plus vulnérables de mieux se protéger contre les catastrophes naturelles dues au changement climatique et contre la montée du niveau des eaux.
Un accord sur l’action institutionnelle et le financement pour réduire la pollution due à la destruction et la disparition des forêts tropicales a également été trouvé.
Le Secrétaire général des Nations Unies M. Ban Ki-moon a invité tous les pays à préparer activement le sommet mondial qu’il convoque en septembre 2014 à New York, tandis que la 20ème Conférence des pays de la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique sera organisée en décembre à Lima, la capitale du Pérou.

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(Sources : Mairie de Tarbes et Wikipedia)