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Tu, el cielo y tu (ex en tu brazos)

Tu, el cielo y tu (ex en tu brazos) : Catherine Berbessou, le 21 mars à 20 h 30 au Parvis
 
Aimer. Voilà bien l’expérience la plus singulière, la plus intime qu’il soit donné de vivre. Et en même temps, comme l’a si bien démontré Roland Barthes dans Fragment d’un discours amoureux, toute histoire d’amour passe par des figures imposées… La danse tango de Catherine Berbessou révèle comment les corps s’en font la chambre d’écho.
Certains se souviennent probablement de Valser de Catherine Berbessou, pièce puissante, tout à la fois sensuelle et sauvage, qui mettait littéralement dans l’arène quatre couples de danseurs lancés dans des corps à corps sur la terre battue. Catherine Berbessou revient au Parvis avec son tango nourri de danse contemporaine. Elle a été l’interprète de Françoise et Dominique Dupuy, de Claude Brumachon et Régis Obadia, avant de s’enflammer pour le tango argentin qu’elle pratique à Buenos Aires avec de grands maîtres, Pupi Castello, Graziella Gonzalez, Gustavo Naveirra. Avec sa compagnie, elle crée A fuego lente, Valser et Fleurs de Cactus, notamment programmés à la Biennale de la danse de Lyon et au Festival In d’Avignon. 
Cette nouvelle création explore par les corps le sentiment amoureux, l’alchimie qui en émane jusqu’aux affres de la passion amoureuse, avec en filigrane la parole de Roland Barthes, auteur des fameux Fragments d’un discours amoureux. Une parole qui ne fait pas l’analyse du sentiment amoureux, mais s’installe dans le langage de celui qui, pour citer l’auteur, « parle en lui-même, amoureusement, face à l’autre » – l’objet aimé – qui lui « ne parle pas ». 
Il sera bien sûr question, dans cette pièce, de fusion et d’abandon, mais aussi d’extrême solitude, ce sentiment qui avait fait paraître nécessaire à Roland Barthes la publication de ses Fragments… La danse de Catherine Berbessou se fait l’écho d’un tango qui expose les vulnérabilités, la soif d’amour, tout en créant les conditions du réconfort et de la passion. Car le tango est un refuge, et sa nature intime, mélancolique, sensuelle et réconfortante est une adresse directe à notre profonde humanité…