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Exposition Jeane Saliceti

Exposition de l'artiste peintre tarbaise Jeane Saliceti, du 3 avril au 26 juin 2017 au Musée Massey

Oeuvres conservées dans les collections du musée et dans des collections particulières.

Jeane Saliceti, née à Tarbes au n°17 de la rue Massey en 1882 et décédée à Tarbes en 1959, est un peintre français. Sensible à tous les sujets, elle a brossé paysages et portraits, la nature morte restant son sujet de prédilection. Elle a laissé une œuvre originale d'une grande sensibilité où les objets les plus humbles « transfigurés sans être défigurés », magnifiés par sa propre vision, livrent au spectateur « les saveurs essentielles sous l'écorce des apparences ».

Fille ainée de Paul Félix Dominique Saliceti, d’origine corse et de Marguerite Jouanolou, une bigourdane.
Manifestant un goût précoce pour le dessin, Jeane et sa sœur Joséphine suivirent vers 1900 l’École des Beaux-Arts et montèrent ensuite à Paris pour se perfectionner. Joséphine y acquit un diplôme d’enseignement qu’elle exploitera à son retour dans sa ville natale, comme professeur. Quant à Jeane, s’affranchissant de l’art officiel, elle connut les bouillonnements de l'impressionnisme qui agitaient le monde artistique de l’époque, magnifia son admiration pour Bonnard et fut fascinée par les grands soleils de van Gogh.
Rentrée à Tarbes, elle s’installa à l'angle des rues Massey et Jean Larcher et aménagea un atelier. Pendant de nombreuses années, ses relations avec le monde officiel se bornèrent à l'envoi d'une ou deux toiles, au Salon des indépendants où, à défaut de publicité, ces œuvres resteront inaperçues. Au début de la seconde guerre mondiale, ses œuvres sont remarquées par un critique réputé, M. René Huygues.  Jeane connaît la réussite, les revues parlent de son œuvre, des expositions lui sont consacrées dans des galeries parisiennes, dont  la galerie Bignou dans le 16° arrondissement avec laquelle Jeane signe un contrat  et expose en 1951. Son travail va s’exporter en Allemagne, en Suisse et aux Etats-Unis.
Puis le temps passe, Jeane Saliceti vieillit. Son œuvre n'éveille plus le même intérêt. La vie devient difficile. Jeane continue à peindre. Elle ira à la recherche de toute sorte de supports pour pallier le manque de toiles et couvrira de couleurs délayées par souci d'économie des papiers où subsistent les traces d'une première utilisation : calendriers, illustrés, portées musicales, etc… De ces vestiges, il en est, simples croquis exhumés de greniers poussiéreux, qui, autant sinon plus que les tableaux signés, témoignent du grand talent de Jeane Saliceti.
Peinture
“Raffinée, élégante, cultivée, servie par une habileté jamais démentie et une sensibilité toujours en éveil, la peinture de Jeane Saliceti tient compte de toutes les conquêtes de l'art contemporain. Toutes les techniques, elle les a assimilées et elle nous offre une synthèse qui, si elle est loin d'être originale, ne manque pas de charme, ses intérieurs évoquent Bonnard, ses paysages un van Gogh adouci, ses fleurs et ses natures mortes un mélange de ces deux Maîtres. La peinture de Saliceti, faite pour plaire, plaira à coup sûr. Quels sont les artistes qui peuvent se vanter d'atteindre aussi certainement leur but ?”
“La réputation, qui lui est faite, d'un excellent peintre de floralies n'est pas usurpée, mais on ne retient que l'une des facettes de son art. Sa palette s’élargit avec un égal bonheur aux paysages et aux portraits –particulièrement des visages d'enfants éclatants de vérité instantanée et significatifs de surprise, de curiosité, de timidité, d'innocence”.